Dans son roman, Delphine de Vigan raconte l’histoire du harcèlement moral et de la « placardisation » d’une salariée, au sein d’une entreprise où elle continue de pointer tous les matins, mais où elle n’a plus rien à faire.
Le prix, créé par un organisme de formation et de conseil pour le bien-être au travail, Place de la Médiation, et le cabinet d’expertise Technologia, spécialisé en prévention des risques professionnels, est destiné à récompenser « l’auteur le plus apprécié pour la lucidité de son regard sur le monde professionnel et les qualités littéraires de son oeuvre ».
Pour Jean-Claude Delgènes, directeur de Technologia, le livre « illustre la problématique de l’isolement dans l’entreprise », et « d’un délitement du collectif de travail ». Mais il donne « une image très négative de l’entreprise et des relations de travail ».
Il est aussi question du quotidien d’un toubib qui travaille pour « SOS Médecins », parcourt Paris, vient de rompre avec sa maîtresse, ne sait pas à qui il pourrait en parler. Bref, de solitude, de la ville, des relations de plus en plus implacables et distanciées entre les êtres. C’est intelligemment et brillamment écrit et d’ailleurs, je l’ai « dévoré » un peu comme un roman policier.
F. Cerruti