L’association AVARAP a pour objet l’adaptation au changement pour des cadres en activité ou en recherche d’emploi. Anticiper pour un changement d’orientation professionnelle alors qu’on est en poste ou réagir positivement à une perte d’emploi : la méthode AVARAP a été conçue pour répondre à cette double problématique.


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Le magazine « les Echos » publie un dossier sur la relation des hommes à leurs employeurs qui montre que la cassure s’accentue avec les exemples quotidiens des effets non pas « de la crise », mais du mouvement général de destruction de la production, de la déliquescence des relations au travail (en miettes) et de repli individualiste sur soi. Le discours du management sur « l’adaptation au changement », la créativité pour « rebondir » ne semble plus avoir beaucoup de prise sur la perception de sa situation professionnelle.

Vu sur le site des échos le 30 novembre 2009 :

Relations employeurs-salariés : la crise de confiance

Le sondage réalisé par TNS Sofres pour Altedia montre qu’une cassure s’est produite entre les salariés français et leurs employeurs. Perte de confiance dans les dirigeants, mais aussi perte de confiance dans les syndicats. Le modèle managérial est en crise.

La figure du patron n’a jamais eu une cote d’enfer auprès des salariés français, mais ils n’en étaient pas moins attachés à leur propre entreprise ou administration. S’agit-il seulement d’un passage à vide lié à la brutalité de la crise ou d’une rupture durable ?

En tout cas, un sondage réalisé par TNS Sofres auprès d’un échantillon représentatif de 1.005 salariés du privé, d’entreprises publiques et d’administrations, du 14 au 23 octobre, révèle que ce n’est plus le cas. « La rupture entre salarié et employeur est consommée », souligne Xavier Lacoste, directeur général d’Altedia, la société de conseil en ressources humaines pour laquelle a été réalisée cette enquête. La présidente du Medef n’y croit pas. Laurence Parisot ne veut pas entendre parler de divorce entre les salariés et leurs employeurs, en tout cas dans le privé. Ce constat n’étonne en revanche pas le sociologue du travail Michel Lallement.

Les cadres plus critiques vis-à-vis de leur direction

Longtemps épargnés, les cadres ont été rattrapés par la crise et subissent désormais les effets des nouveaux modes d’organisation et de management imposés dans les entreprises.

Ils ne sont plus droits dans leurs bottes et commencent à perdre pied. Les cadres n’échappent pas à la règle et subissent, comme toutes les autres catégories de salariés, les effets de la crise.

Ce n’est pas, bien sûr, une révolution. S’ils manifestent un certain mal-être, les cadres affichent toujours leur fidélité dans l’entreprise privée et ses principes. Ainsi, 65 % d’entre eux estiment que l’économie vit une crise importante, mais que « le système actuel reste le meilleur des systèmes » . Et dès qu’il s’agit de parler des sentiments que leur inspire leur entreprise, ils sont encore deux fois plus nombreux que les ouvriers à parler d’enthousiasme (26 %), de fierté (33 %) et même d’attachement (43 %).

Mais ce n’est plus du tout la lune de miel. S’ils restent plus positifs sur leur situation et sur leur entreprise, les cadres critiquent presque autant le système que les autres catégories et comprennent les « modes de revendication les plus durs ». 43 % des cadres déclarent même comprendre le recours à la force. C’est sans commune mesure avec le sentiment exprimé par les ouvriers (75 % d’entre eux sont de cet avis), mais révélateur du fossé qui semble se creuser entre l’encadrement et la direction des entreprises.

La corde solidaire

La moitié à peine des cadres estiment en effet que les intérêts des dirigeants de leur entreprise et des salariés vont dans le même sens. Et un sur deux aussi estime que les écarts de rémunération ne sont pas justifiés.

La crise, de toute évidence, fait vibrer la corde solidaire des cadres. Ces derniers sont 93 % à valoriser « solidarité » et presque autant (92 %) à valoriser la notion de « partage ». Alors que ces deux notions sont respectivement mises en avant par seulement 74 % et 77 % des ouvriers.

C. F., Les Echos

P.-S.

Lire l’enquête TNS-Sofres/Altédia ci-jointe, téléchargée depuis le site des échos.

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