L’attractivité du Sud ne se dément pas. La région Paca bénéficie d’un environnement exceptionnel, et qui plus est, d’une situation économique plutôt satisfaisante. La région « devrait mieux résister que le reste du pays au ralentissement économique de début 2008 », selon une note de conjoncture sur Paca, publiée en mai 2008 par l’Insee. Le chiffre d’affaires dans les services aux entreprises y a ainsi progressé de 6,3% en 2007. Soit 1 point de plus que la moyenne nationale. Même l’industrie connaît une hausse de 6,6% de ses revenus. Quant à la création d’entreprises, là aussi la région tire son épingle du jeu, avec près de 12% de croissance en 2007.
Recrutements de cadres en hausse.
L’emploi cadre, aussi, se porte bien. D’après l’Apec, Provence-Alpes-Côte d’Azur figure au 3e rang des régions françaises en nombre d’offres d’emploi cadre. Mieux : ces dernières auraient augmenté de 45% entre le 1er trimestre 2007 et le 1er trimestre 2008. Les entreprises de la région, selon les prévisions de l’Apec, devraient recruter 12 900 cadres en 2008. Un chiffre en hausse de 8% par rapport à 2007. Si les commerciaux et les cadres d’études sont les plus recherchés, tous les profils semblent bénéficier de cette bonne santé. Et les cadres peuvent d’autant plus trouver chaussure à leur pied que de nombreux secteurs d’activités y sont représentés. « Il est difficile de dire qu’un seul secteur se distingue et tire l’économie de la région, comme c’est souvent le cas ailleurs, affirme Cécile Mazeras, secrétaire générale de la MDER. Notre territoire compte 9 pôles de compétitivité et une bonne douzaine de filières, notamment dans les TIC, l’agroalimentaire, la cosmétique, l’aéronautique, la logistique ou encore l’énergie. »
Une nuée d’ingénieurs et de chercheurs. L’énergie a le vent en poupe en Paca. Le projet Iter, prototype de réacteur nucléaire à fusion en cours de construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône), devrait être prêt en 2016. A terme, Iter devrait rassembler pas moins d’un millier de chercheurs et d’ingénieurs, spécialisés dans les sciences de la fusion, du plasma, de la cryogénie, mais aussi de l’informatique, de la gestion de projet ou de l’électronique.
Mais Paca ne développe pas des projets uniquement dans le nucléaire. La région met également l’accent sur les énergies renouvelables avec le solaire photovoltaïque, l’éolien, la biomasse et l’énergie hydraulique. Quant aux énergies fossiles plus traditionnelles, leur exploitation continue dans les Bouches-du-Rhône, autour de l’étang de Berre pour le raffinage du pétrole et de Fos-sur-mer pour le gaz.
... et dans les TIC. Locomotive de la région, les technologies de l’information et de la communication contribuent au développement de multiples activités, notamment dans l’électronique, la chimie finie ou les biotechnologies. Sophia-Antipolis, créée il y a 30 ans et rassemblant des universités, des labos de recherche et des entreprises high-tech, en est le symbole. « Nous avons de grands groupes, comme ST Microelectronics ou Texas instruments, et des SSII de taille importante, comme Sogeti, Steria, Bull ou Sopra », rappelle Cécile Mazeras de la MDER. A condition d’avoir le bon profil, pas de souci pour les cadres de ce secteur : les recruteurs s’arrachent les meilleurs et le turnover demeure élevé dans les entreprises.